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Des missives à mes amies et amis du bout du monde ou d'à côté...
  • A ceux qui sont absents, à 2010

    Le 03/01/2010 à 19:59EpistoliaCommentaires (2)Ajouter un commentaire

    A vous,

    J’avais l’intention vous écrire une missive, une lettre vous narrant mon année 2009. Celle-ci ne fut pas cruelle pour moi. Bien au contraire. Mais voilà, mes pensées ne suivent pas le fil de mon vouloir. Donc, ce sera pour une autre fois.

    Alors, j’ai eu l’intention de vous concocter un repas d’entre deux, d’entre le Grand et le Petit Nouvel An, quelque chose de « rrrrusse ». Mais voilà, mon appétit est totalement rikiki, et je n’arrive pas à cuisiner dans ces conditions. Donc, ce sera pour une autre fois aussi.

    En fait, la fin de l’année 2009, crachoteuse et trop douce, n’a pas été heureuse pour tout le monde, à tout le moins pour deux personnes, que je ne connais pas, mais avec qui il m’arrive d’échanger par la grâce de la blogosphère. Ils se sont retrouvés à l’hôpital.

    Et puis la nouvelle année, toute fraîche, toute pimpante a vu mon voisin, un vieux monsieur glisser et tomber sur les quelques marches qui vont de l’ascenseur au trottoir. Il s’est grièvement blessé et a également été emporté à l’hôpital. La tache de sang est toujours là, devant les boîtes-aux-lettres. Quel terrible début d’année, pour ce charmant monsieur qui avait déjà été renversé par une automobiliste ivre sur le passage à piétons devant notre immeuble il y a quelques années, et pour son épouse quasi-invalide.

    J’espère de tout cœur que ces deux blogueurs émérites et que mon voisin se rétablissent complètement et rapidement.

    Voilà pourquoi ce soir, je n’ai pas envie de rire, ni de plaisanter. J’ai envie d’aller à l’essentiel, de me rappeler mes amis, de me souvenir de ceux qui sont partis. Leur dresser un petit mémorial. A S. disparue de ma vie il y a déjà quarante ans et qu’il me prend parfois de rechercher, à V. dont je n’ai plus de nouvelles depuis le mois de septembre, alors qu’elle devait partir en vacances avec moi. A F. et E. que j’ai tant aimés, à C., mort trop jeune, à P. que je n’ai pas toujours respectée comme elle le méritait, à mon père à qui j’avais encore tant de choses à dire, à mes grands-parents que j’ai si peu connus, ou jamais rencontrés…

    Alors, en ce début d’année, je veux juste revenir à moi. Au moment présent.

    Sachant pouvoir compter sur votre compréhension pour mon humeur quelque peu mélancolique, je vous envoie une brassée de pensées amicales.

    Sincèrement, vôtre

    Anne-Marie

     

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