
Dans mon pays de froidure, à mille mètres d'altitude dans la chaîne du Jura, le printemps se manifestait juste après les grands froids du début de février. Il s'annonçait par un vent soudain plus chaud, parfois hésitant, mais insistant, qui rongeait la glace du Doubs. Il attaquait la neige et faisait bruire les branches de sapins qui en perdaient leur bonnet de neige.

(photographie empruntée à la galerie d'images du site de la Société des Vieux-Grenadiers : http://www.vieuxgrenadiers.ch)
Ces jours, j’ai flâné en ville. D’ordinaire je travaille, et de la ville, je ne vois que quelques rues, à proximité de mon bureau, lors de la pause de midi. Il m’apparaît normal ces jours-là de croiser des gens affairés à se trouver un lieu où manger rapidement. Mais, de la ville, j’ignore tout de ses rythmes, des foules qui s’y déplacent.
Et c’est cela que j’ai découvert pendant ces quelques jours de congé. J’ai été étonnée de voir autant de personnes. Cela faisait comme un bourdonnement dans les Rues-Basses de Genève. Dans la longue perspective de la Croix-d’Or, on voyait miroiter les vêtements mouillés de la foule tels les écailles d’un immense serpent ou les vagues d’un fleuve. Les magasins grouillaient. Qu’avaient donc encore à acheter les gens, après la débauche de consommation de Noël ?
A dire vrai, j’avais moi aussi en tête quelque achat… J’ai craqué sur un poste de télévision à écran plat LCD ! Indispensable ? Certes non, mais pour regarder les DVD que je me suis offerts ces derniers mois, ce sera tellement mieux que sur le vieux poste qui orne mon salon depuis 2002.

Mais qu'est-ce donc ? Le devinerez-vous ?